! Projection de la première version de 43 minutes
   Le 28 octobre à la Cinémathèque Française, Paris
   Le 2 novembre à la Galerie G, Paris

Impressions
Un film sur la puissance magique de la nature
Un voyage au coeur de la Normandie Impressionniste
Une balade en couleur sur les traces de la lumière et du temps.

impressions, jacques Perconte

un film de Jacques Perconte
musique Simonluca Laitempergher

Film numérique 2K, 52'

Au cinéma début 2012...

C’est l’histoire d’une rencontre avec un paysage. Je vous y emmène. Nous voici dans la campagne normande où, au milieu d’immensités vertes, les vaches blanches reflètent la lumière humide. Le ciel change à chaque minute. La pluie et le soleil se croisent et dessinent çà et là des arcs-en-ciel. Mais le pays, celui-là même qui a été tant peint par les peintres impressionnistes, reste immobile. Même s’il est soufflé par le vent, même si les vagues frappent de toutes leurs forces les falaises à pic.

La terre est claire. Le marron légèrement boueux mène aux plages de galets gris. On doit descendre pour suivre le chemin qui mène à la mer. Elle s’agite en bas.

Depuis un moment déjà, l’image se manifeste de plus en plus bruyamment. La Normandie filmée se transforme et de nouvelles couleurs se révèlent.

C’est un été qui s’annonce. Un été virulent et plastique. Comme il est impossible de rendre ce qu’est ce paysage, l’image en tire une interprétation. Elle devient le support de ces sentiments que la Nature suscite. Ses formes dialoguent avec celles des arbres, des nuages, de la mer. C’est le coeur qui fait place à la vision.

Marée haute. Les vagues de couleur balancent leurs lames de toute part et les écumes bleues et vertes glissent sur les pentes qui se laissent pénétrer par la lumière. Tout se mélange. Terre, mer et ciel communiquent. Voilà l’agitation des grandes marées, celle qui fait perdre pied. Toute notion du temps disparaît, le spectacle nous enlève.

Et puis soudain un vide, un silence. Je me retourne. Et je fixe le chemin qui mène au ciel. Quelque chose vient vers moi en empruntant le chemin qui descend de la falaise. Une petite masse noire naît du magma de couleur. Elle grossit, elle s’approche ; c’est une femme. Elle est à contre-jour. On ne voit plus rien qu’elle. Elle éclipse – littéralement. On ne voit plus. Du noir naîtront de nouvelles couleurs extraordinaires qui nous mèneront des rouges et des roses, au blanc merveilleux de la lumière.

Normandie, mars 2010

Normandie, mars 2010

« Plus un contemplateur a l’âme sensible, plus il se livre — aux extases qu’excite en lui cet accord. Une rêverie douce et profonde s’empare alors de ses sens, et il se perd avec une délicieuse ivresse dans l’immensité de ce beau système avec lequel il se sent identifié. Alors tous les objets particuliers lui échappent; il ne voit et ne sent rien que dans le tout [Rousseau, 1782].  »

Quelques notes au fil du projet :

Impressions sur le site de Triptyque filmsé"

Des images des repérages, des bouts de prises et de tout sur flickr : une sélection de mes images préférées.

Et quelques vidéos :

Production Triptyque Films

Producteurs délégués
Charles Habib-Drouot
Thomas Jenkoe
Guillaume Massart

Communication : Guillaume Massart / Comptable : Stéphane Ruault / Stagiaire assistante de production : Laura Rembault-Ribeiro

Plein d'amour à Isabelle

& de grands merci à :
Vadim Bernard, Nicole Brenez, Jacky Evrard, Thomas Jenkoe, Charly
Drouot, Guillaume Massart, Rolande et Claude Bourcier, Damien Marguet,
Le CJC, Rodolphe Olcèse, Frédéric Tachou, Johanna Vaude,
La Cinémathèque française, Bidhan Jacobs, Rebecca Young et la Galerie
G, Jean-Pierre Mast, Nùria Rodriguez, Pascale Cassageau, Michèle
Méharbi, Grégory Ghersy, Freddy Pannecocke,
Le Nouveau Latina, Virginie Mercier, Vincent Paul-Boncour, Ciné Fac,
Philippe-Henri Honegger, Audrey Illouz, Aglaé Bernard, Guillaume
Dreyfus, Jean-Jacky Goldberg, Davy Chou, Christophe Chenallet, ...

Ce film fait partie de mon travail Paysages / Landcapes (2003-2011).